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Algérie : Aux environs du mont Tazat au sud du Tassili N'Ajjer

5 jours de méharée proposée par Nomades du Monde

Mars 2007

Sauf exception, toutes les images sont cliquables pour accéder à une autre page, généralement pour être agrandies.

Nomades du Monde

11/03/2007:  le vol Paris-Djanet prend un peu de retard suite à de mauvaises conditions météo dans le sud algérien. Enfin à 4 heures 30, l'avion d'Air Méditérannée se pose à Djanet Tiska. Deux heures plus tard, après des formalités administratives très longues, nous retrouvons Lahcene, le responsable de l'agence de voyage locale. Notre guide est là aussi.

Quelques kms plus loin, nous faisons halte pour un petit déjeuner bienvenu.

En suivant, nous prenons la route. A Djanet, ville qui s'est développée  le long de sa voie principale, là où se trouvait une oasis, pause pour se ravitailler en légumes frais et s'acquitter du droit d'entrée dans le parc du Tassili N'Ajjer. Formalité obligatoire.

Djanet

A midi, en cours de transfert vers le rendez-vous des chameliers, le petit groupe composé du cuisinier, du chauffeur, du guide, de ma compagne et de moi-même, fait halte au pied d'une tour naturelle de grès rouge à Timras.

 

Cheik, le cuisinier, nous prépare un repas froid,  rafraîchissant.

 

Hammadi, le chauffeur prépare le thé.

 

Après la pause méridienne, nous reprenons la route.

 

En cours de transfert, le guide s'arrête chez lui à Zaouartallaz pour saluer sa famille et compléter l'intendance.

 

Ce soir, bivouac dans l'oued à Ouariram.

12/03/2007 : comme souvent en méharée, je me lève assez tôt pour apprécier cet instant, le réveil en douceur, avec les chameliers autour d'un thé, près du feu. La température est un peu fraiche, nous sommes à 1.100m d'altitude. Cette nuit, apparition de quelques gouttes de pluie.

 

Pendant le petit déjeuner, les dromadaires sont baraqués et chargés.

 

Niguila! allons-y. Marie-France découvre la vie en méharée.

 

Rapidement, le temps s'éclaircit et la météo se réchauffe.

 

Nous partons direction ouest. Sur notre route, un immense puits, avec son corollaire, la présence de campements à proximité.

 

Sur le bord de l'oued, un peu plus loin, le campement nomade fait de maisons construites avec du matériau végétal:  tamaris, armature en calotropis utilisé pour ses vertus répulsives à l'égard des insectes.

 

Dans le  désert, sur le sable, tracée en pierre, pour une petite halte spirituelle, une mosquée.

Pause à Tin Jiouan à l'ombre d'un acacia.

 

Après le repas, léger et frugal, quelques prises de notes. 

Notre guide attire notre attention sur une trace de gazelle, nos recherches restent vaines, nous n'en observerons pas, d'autant que Cheik et Ahmed sont en avance sur nous dans le but de préparer le bivouac avant notre arrivée.

 

Le parcours, varié, avec du relief, du sable, du reg offre des perspectives changeantes.

La nuit approche, bivouac à Awazaram. 

13/03/2007: Ce matin, comme souvent, la luminosité est superbe, le thermomètre affiche 8° . Compte-tenu du climat sec, de l'altitude et de l'absence de vent, nous ne ressentons pas le froid.

Autre plaisir matinal: avec le chamelier, partir à la recherche des dromadaires qui se sont éloignés du bivouac durant la nuit pour trouver de quoi fabriquer leur énergie pour le lendemain. Le dromadaire peut vivre de ses réserves d'eau plusieurs jours, par contre, il lui est nécessaire de manger tous les jours.

Aujourd'hui, au désert, le terrain est un peu technique, du sol rocailleux, désagréable à marcher.

 

Pour adoucir notre peine, à quelques kilomètres de là, une petite guelta s'offre au plaisir des yeux et au plaisir des dromadaires qui se désaltèrent. 

Intérieur, extérieur: la colline du chacal. 

 

A proximité, le guide établit le bivouac de midi.

Vers la fin du déjeuner, des connaissances de Zaouartallaz viennent nous saluer. Mais viennent, aussi, aux nouvelles, ils sont à la recherche d'un chamelier.

 

Ma chérie observe attentivement la mise en place du chargement. Sait-on jamais, la charge est peut-être mal fixée...

Vers le sud-ouest , complètement en arrière plan, le mont Tazat émerge à quelques 30 ou 40 kms de distance.

 

Un peu plus tard, halte dans un campement nomade. Le guide salue sa tante, terme générique qui désigne une parente à lui,  de la génération de ses parents ou au delà.

Courage ma chérie, le bivouac se trouve à quelques kilomètres.

14/03/2007: notre errance saharienne reprend dans des paysages toujours grandioses à notre goût...

... Toujours vers le sud, le Tazat.

Je reviendrai un jour pour le gravir! Inch'Allah!

 

Ici, les vestiges d'un tumulus funéraire, dernière demeure d'un notable.

Mont Tazat, Algérie

Le désert est habité, ces chèvres ne sont pas à l'abandon.

 

A notre approche, les jeunes gardiennes se sont enfuies, le guide a bien essayé de les rassurer, en vain.

 

Après le déjeuner et la sieste à Takna Hi Djal, le dromadaire,  baraqué, attend sagement son chargement, sous ma surveillance.

En effet, nous ne sommes pas seuls...

 

A Ta Cegedelt, lieu du bivouac du soir, le cuisinier est déjà à la manœuvre.

 

Pendant la préparation du dîner, le guide nous invite à découvrir une petite merveille...

... au milieu d'un canyon, long de deux kilomètres, la guelta d' Intiei.

Au retour, je prépare notre lieu de sommeil en suivant les préceptes de Théodore Monod.

 

Il s'agit de creuser dans le sable de façon à obtenir un creux en forme de baignoire, bien orienté  pour éviter des mésaventures en cas de vent de sable.

 

Dans le désert du sud-algérien, le pain cuit dans le sable porte le nom de tagueila. Après cuisson, la tagueïla est émiettée et versée dans le ragoût de mouton.

15/03/2007: La randonnée du jour commence par la découverte, un peu plus étendue, du canyon entrevu hier soir.

Pour accéder, dans la dépression, un détour d'un kilomètre s'impose.

 

Puis, nous reprenons notre route sur du reg parsemé de végétation.

Dans la journée, découverte d'une nouvelle guelta. Des femmes sont occupées à faire de la lessive, elles font de la guelta, leur propriété. De fait, nous serions obligés de payer pour photographier la guelta....

 

Encore une fois, courage, ma chérie! Le bivouac n'est plus très loin!

16/03/2007: Aujourd'hui, l'aventure est  un peu plus engagée. Nous suivons une piste ancestrale qui permettait au caravanier de traverser ce relief au seuil du Tehi N'Isser, séparation de deux massifs, le Massif d'Arer Soula et celui du Tazat. 

Arrivés au point culminant, après une heure de contemplation de ce paysage incitant à la rêverie, nous rebroussons chemin  sur le sentier qui domine l'oued .

Nous enchaînons à la descente les nombreux lacets, déjà parcourus à la montée.

 

Arrivés sur le plat, il reste encore quelques kilomètres sur un sentier dans le relief avec peu de dénivelé.

 

Bientôt, nous retrouverons Hammadi, notre chauffeur.

Casse-croûte, thé, pour retrouver de l'énergie.

 

Les dromadaires sont déchargés de l'intendance.

 

Comme d'autres, ailleurs, Ahmed repart en solitaire, juché sur son dromadaire vers sa vie de nomade.

Nous quittons Zaouartallaz (Bordj El Haouas)...

... pour notre rendez-vous du jour:  La dune d'Essendilène.

 

Nous sommes dans l'erg Admer, enchainement de dunes, le silence y est absolu.

 

Dans ce lieu propice à la rêverie, à la poésie, le bivouac est installé.

Nuit magnifique, sereine, je rêve aux étoiles, la température est un peu fraîche, sans vent... Au petit  matin le thermomètre affiche juste 6 degrés... Nous avons très bien dormi.

17/03/2007: Pour compenser la petite frustration de ne pas avoir suivi le parcours initial, le guide ajoute à notre séjour la découverte de curiosités locales, les défilés somptueux dans les Tassilis à l'est de Zaouartallaz.

 

A mon grand étonnement, je crois voir, sur un amas de rocher, à l'ombre des falaises de gré,  des marmottes... En fait, il s'agit de damans . Le daman est une curiosité en lui-même, il serait très proche de l'éléphant...

Le tassili N'Ajjer est,  aussi, riche de ses nombreuses peintures et gravures rupestres, ici une peinture réalisée au néolithique (entre 10.000 et 3.000 ans avant notre ère), représente  un chasseur.

 

Sous cette voûte, jusque dans les années 60, vivait un Aménokal, chef traditionnel chez les touaregs.

Mouela-mouela a rapidement repéré la possibilité d'un bon casse-croûte.

 

A proximité de l'aéroport, le vent et le sable,  saisissants de génie ont sculpté un improbable éléphant de gré.

Dernière découverte: toujours à proximité de l'aéroport, un tumulus à couloir central.

 

Sépulture qui daterait de 5.000 ans avant notre ère.

 

Revenus tout près de l'aéroport, à l'endroit même  où nous avons déjeuné le premier jour, Hammadi fait des grillades.

 

Dans quelques heures nous reprenons l'avion.

Trace de la méharée

Pour naviguer dans le site, après avoir navigué sur google, placer la souris en dehors de la carte.

Températures moyennes à Djanet

Organisation de la méharée

Cette méharée de 8 jours était proposée, en 2007 par Philippe Frey au prix de 1.250 € environ, y compris le vol Paris-Djanet.

La caravane était composée d'un guide, un cuisinier, 1 chamelier, 2 clients et 3 dromadaires pour le transport de l'intendance y compris les sacs de voyage. Au cas de fatigue, il était possible de "faire chameau".

 

Les repas conçus par le cuisinier étaient de type européens: thé, café, beurre, confiture, kessera au petit déjeuner, repas froid à midi et plats chauds le soir avec de la viande, riz, pâtes, spaghettis.

 

Nuit à la belle étoile.

Appréciation

A l'arrivée à l'aéroport, nous étions attendus. 

 

Tous les membres de l'équipe accompagnante, le guide, le cuisinier et le chamelier, se sont avérés très professionnels.

 

A titre de compensation, compte du changement d'itinéraire par l'agence de voyage locale, en fin de séjour, le guide nous a fait visiter des sites non prévus au programme.

 

Finalement, avec le recul, je trouve que ce séjour fut très riche en découvertes, paysages variés, vestiges néolithiques.

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